Cabinet Orbán : un nouvel âge d'or pourrait naître dans les relations américano-hongroises

Les relations américano-hongroises doivent être placées sur de nouvelles bases, un nouvel âge d'or dans les relations bilatérales pourrait naître, a déclaré lundi le ministre de l'Economie nationale Márton Nagy dans un message publié sur les réseaux sociaux.
Changements dans les relations américano-hongroises
Nagy a déclaré que le gouvernement attend avec impatience le début de Donald TrumpLe gouvernement espère que le nouveau mandat présidentiel mettra fin à la guerre russo-ukrainienne et que la paix apportera une sécurité physique et économique ainsi qu'une confiance aux familles et aux entreprises, ce qui pourrait conduire à une augmentation de la consommation et des investissements.
Le ministre a déclaré que le gouvernement envisageait quatre axes principaux pour la reconstruction des relations, notamment le rétablissement de l'accord visant à éviter la double imposition, l'assouplissement des règles de visa, la reprise des vols directs entre Budapest et les principales villes américaines comme New York et Washington et le fait que les États-Unis figurent à nouveau parmi les trois premiers investisseurs en Hongrie. Nagy a ajouté que le gouvernement hongrois attendait également le nouvel ambassadeur américain car « la vengeance et les complots » doivent cesser.
Lisez aussi :






La convention de double imposition entre les États-Unis et la Hongrie revient à nouveau sur le tapis…
Pour mettre les choses en contexte : l’ancien traité de 1979 (dénoncé par les États-Unis) ne comportait pas de clause de limitation des avantages fiscaux (LOB) pour le chalandage fiscal, ce qui constituerait en soi un motif de dénonciation. Une clause LOB empêche les multinationales de diriger stratégiquement leurs activités vers une juridiction dans l’intention de profiter des taux de retenue à la source plus faibles prévus par une convention fiscale (ce qui exposerait les entreprises à des abus – appelons cela de la « planification fiscale » si vous préférez).
En réalité, cette résiliation est intervenue après que nos dirigeants politiques ont tenté d'empêcher la mise en œuvre du dispositif d'impôt minimum mondial de 15 % pour les multinationales… La Hongrie, l'un des huit pays membres de l'OCDE sur 140 (rappelons-le : la Hongrie a toujours raison !), a alors eu raison du Trésor américain et a tiré le frein à main.
Le « nouveau » traité, négocié en 2010, qui comportait une clause de liberté d'action, n'a jamais été ratifié grâce aux efforts du sénateur Rand Paul, un républicain convaincu du Kentucky. Accuser l'administration américaine actuelle est donc un peu à côté de la plaque.