La Hongrie crée un Bureau de protection de la souveraineté !

Le gouvernement a soumis aux législateurs un projet de loi sur la protection de la souveraineté nationale et un amendement à la Loi fondamentale qui ouvre la possibilité de créer un Bureau de protection de la souveraineté.

Un projet de loi cardinale portant création d'un organisme indépendant chargé de protéger l'identité constitutionnelle a été publié par le ministère de la Justice sur son site Internet et le projet de loi a été soumis mardi soir.

Le projet de loi indique que la souveraineté hongroise « est de plus en plus attaquée illégalement » et que la campagne électorale générale de l’opposition de 2022 a été influencée par des financements étrangers. La réglementation hongroise interdit déjà aux partis d'accepter de l'argent étranger, affirme-t-il, mais l'opposition les a contournés en acheminant les fonds via ses organisations politiques et ses associations professionnelles.

Ainsi, le bureau de protection de la souveraineté sera chargé d'enquêter sur les organisations dont les activités financées depuis l'étranger pourraient influencer le résultat des élections, selon le projet de loi.

Le chef du bureau serait nommé par le Président de la République sur proposition du Premier ministre pour un mandat de six ans, commençant le 1er février 2024.

En outre, le Code pénal serait modifié : un candidat qui aurait utilisé de l'argent étranger ou obtenu un avantage financier en dissimulant l'origine du financement étranger interdit serait pénalement responsable et encourrait jusqu'à trois ans de prison.

Le 12e amendement constitutionnel prévoit également la fourniture d'un identifiant unique et permanent pour la gestion numérique des affaires, tout en stipulant également qu'un syndicat ne peut pas se former ni fonctionner en relation avec des membres des forces armées hongroises.

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3 Commentaires

  1. La souveraineté garantit la survie d'un peuple et d'un pays. Un pays souverain peut résoudre les problèmes et garantira la sécurité et le bien-être de ses citoyens.

  2. David Vig (Directeur d'Amnesty International Hongrie) : « Ce projet de loi est la dernière tentative du gouvernement hongrois pour réduire au silence les voix critiques et dissuader les citoyens et les organisations de défendre les droits humains. » La formulation trop vague et vague du projet de loi permettra son utilisation contre qui le souhaite, sans offrir de recours aux organisations et aux individus visés. « Comme d'autres lois récemment adoptées visant les ONG et les médias indépendants, ce projet de loi viole les obligations nationales et internationales de la Hongrie. Face à cette nouvelle tentative d'intimidation, chacun doit s'unir pour exiger l'abandon de ce projet de loi. »
    La Hongrie franchit désormais le Rubicon pour devenir un véritable État dictatorial en mettant en place les moyens de persécuter toute dissidence, au moyen de peines de prison de trois ans, comme le prévoit la loi. Ça arrive. Des Hongrois vont être emprisonnés pour s'être opposés au gouvernement Fidesz. La Hongrie utilise les méthodes de contrôle russes et tout le monde devrait paniquer. Mais la population a subi un lavage de cerveau par la propagande du Fidesz pendant bien trop longtemps pour comprendre. Quand ils le feront, il sera trop tard. Il est déjà trop tard.

  3. David Vig, les droits humains des Hongrois sont primordiaux en Hongrie. Chaque pays est responsable du bien-être de ses citoyens. Le gouvernement hongrois a garanti les droits humains des Hongrois.

    Amnesty International devrait s'efforcer de réformer les gouvernements qui refusent de garantir les droits humains des citoyens et de ne pas faire peser sur les contribuables européens, qui travaillent dur, le fardeau de soutenir les personnes ignorantes et marginalisées du monde. Toutes les ONG, en particulier celles financées par des fonds étrangers, devraient être interdites. Les ONG ne sont pas des organismes élus et n'ont pas le droit de représenter le peuple ni de contrevenir aux lois votées par un gouvernement majoritaire.

    Les migrants illégaux doivent être tenus à l’écart de la Hongrie.

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